H1N1 : l’opposition en coma dépassé
jeudi 10 décembre 2009
par Jean-Yves CREVEL
Hier, l’Assemblée nationale s’est brusquement enflammée. Après avoir claqué les pupitres, l’opposition a claqué la porte. Le motif de cette fronde : les députés « d’opposition » venaient soudain de réaliser qu’en 2007, le ministre du budget était le trésorier de campagne du Président de la République. Par contre, sur les multiples scandales afférents à la campagne de vaccination, la classe politique oppose à l’inquiétude légitime des Français un silence assourdissant.

A l’occasion des questions au gouvernement du 8 décembre 2009, le député socialiste Jean-Louis Touraine a tout de même tenté de conclure par une question dérangeante, celle que tout le monde se pose, je cite :

« Pourquoi avoir commandé 94 millions de doses sachant qu’au mieux 30% de la population sera vacciné avec habituellement une seule dose ? Sommes-nous donc 300 millions de Français ? » Il s’est fait coupé la parole par le président Accoyer et la Ministre s’est abstenu de répondre à une question trop pertinente pour être politiquement correcte. L’opposition s’est tu, et personne n’y a trouvé à redire.

POURQUOI ?

Pourquoi cette opposition donne t-elle l’impression de considérer le sujet de la santé comme un patate chaude ? Pourquoi ses critiques ne portent souvent que sur la forme et jamais sur l’orientation générale de la politique de la santé, pourtant rejetée par un écrasante majorité de Français ? Pourquoi a t-on, encore une fois, l’impression qu’un gouffre sépare la classe politique dans son ensemble du peuple français, au point que la ministre considère qu’Internet constitue la seule réelle opposition à sa politique ?

La réponse nous a été donnée par la Ministre elle-même, lors de la séance sénatoriale du 14 novembre dernier. Mme Bachelot était questionnée par le sénateur Autain qui faisait valoir, à très juste titre, que la vaccination au Gardasil était contre productive, contrairement à la politique de dépistage systématique mise en œuvre dans les pays scandinaves qui ont ainsi éradiqué le cancer du col de l’utérus, cancer qui fait encore plusieurs milliers de victimes en France chaque année où on a opté pour le vaccin.

Mme Bachelot était d’accord pour reconnaître la justesse de l’analyse du sénateur Autain qui dénonçait également le coût exorbitant pour l’assurance maladie (537 millions d’euros), les bénéfices records du laboratoire (+ 295% en 1 an) pour un résultat négatif en terme de santé publique. Le sénateur proposait donc un amendement n°284 visant à interdire la publicité pour les vaccins, après avoir dressé un bilan incontesté des méfaits de la campagne télévisée du Gardasil.

Bref, la ministre étant d’accord avec tous les arguments du sénateur, le président de séance n’a pas compris si elle donnait ou non un avis favorable à l’amendement présenté, si bien qu’il a dû lui faire préciser sa réponse. Or, ce qui motive cet avis défavorable du gouvernement est instructif au plus haut point. Voici les explications de Roselyne Bachelot : « le droit communautaire ne permet pas d’interdire la publicité pour les campagnes de vaccination faites par l’industrie et approuvées par les autorités compétentes des États membres. Si votre amendement était adopté, nous ferions immédiatement l’objet d’une procédure, qui aboutirait à une condamnation en manquement par la Cour de justice des Communautés européennes et au paiement de fortes astreintes. »

Quel aveu !

C’est donc bien la législation européenne qui oblige le gouvernement français à laisser l’industrie pharmaceutique libre d’effrayer les Français sur n’importe quelle maladie, dès lors que ces industriels envisagent des bénéfices records, fusse en vendant un vaccin néfaste pour la santé publique. Europe oblige, la ministre de la Santé ne peut s’y opposer, quelle que soient les conséquences sur la santé des citoyens qu’elle est censée avoir en charge. S’il est plus rentable de tuer par un vaccin toxique, l’Europe autorise à effrayer, parce que la libre concurrence prime sur la vie des citoyens. Voilà pourquoi l’opposition, après son indigestion de couleuvres européennes, ne s’oppose plus. L’équation est en réalité très simple : si l’opposition ne s’oppose pas à l’Europe et si l’Europe s’occupe de tout, l’opposition ne s’oppose plus sur rien et elle cesse d’exister en tant qu’opposition.

Mais, fort heureusement, rien ne se passe jamais comme le souhaiteraient les extrémistes, les idéologues et les apprentis dictateurs : les virus ne mutent pas comme ils devraient, les citoyens ne paniquent pas autant que nécessaire, et quand le pouvoir contrôle enfin tous les médias, patatras ! l’Internet prend le relais. Ici renait l’éternelle opposition* à la dictature avec la liberté pour seul mot d’ordre. Voilà pourquoi ceux qui défendent sincèrement la cause de la libération nationale n’ont pas réagi en opportunité en restant sur le quai à regarder partir les trains. Ils se sont naturellement dressés pour faire échec aux funestes plans des intérêts financiers et de leurs organisations supranationales, l’OMS et l’Union européenne.

Le meilleur antidote contre tous les maux du monde moderne ne s’injecte pas, il ne contient aucun adjuvant, il est naturellement produit par l’organisme. Il s’agit simplement de l’instinct de survie et de liberté qui conduit tout naturellement au chemin légal vers la paix et la dignité : l’application de l’article 49A du traité de Lisbonne !

Post-scriptum :
* Cette nouvelle opposition a déjà emporté de nombreux succès, par exemple l’application a minima de la circulaire du 21 août qui prévoyait bien une vaccination obligatoire si personne ne s’y était opposé, par exemple la reculade de la ministre sur la double dose, par exemple, hier, la reculade de la ministre qui a été obligé de reconnaître la décrue de l’épidémie, après avoir préparer la désinformation en pure perte.
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