
La Ministre avait déposé un amendement (n°506) visant à répartir à 50/50 entre l’Etat et l’assurance maladie le coût de l’acquisition des vaccins payé en 2009 par l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). Tous groupes confondus, les sénateurs l’ont rejeté, à l’exception de deux sénateurs de l’UMP qui ont soutenu le gouvernement.
Second échec de la séance pour la Ministre : les sénateurs ont adopté, contre l’avis de la Ministre, un amendement (n°510) du sénateur rapporteur de la commission, Alain Vasselle, visant à ce que la contribution des organismes complémentaires santé (300 millions d’euros) prévue à l’article 10 du PLFSS à la lutte contre la grippe H1N1 soit affecté à l’assurance maladie et non pas à l’Eprus comme le souhaitait la ministre.
Le plus extraordinaire, c’est la discrétion, voire le secret, qui entoure cet exploit dont la Haute Assemblée devrait s’enorgueillir. Quand 80% des Français refusent de se faire empoisonner par le vaccin concocté par les industriels si proches de la Ministre, il semblerait que ce ne soit pas le moment choisi par le pouvoir et ses média aux ordres pour divulguer qu’il faudra encore procéder à des déremboursements et autres franchises pour combler le déficit causé par l’achat des fameux vaccins.
Mme Bachelot s’était déjà fait prendre la main dans le sac des manipulations médiatiques en cachant pendant 48 heures le cas de l’infirmière atteinte du syndrome de Guillain-Barré, le temps d’aller faire son show en mettant en scène sa "vaccination". Heureusement, ça craque de partout, et il y a de plus en plus de journalistes qui n’en peuvent plus de se voir entrainer contre leur gré dans de funestes opérations de propagandes. Cette fois, c’est la rédaction de BFMTV qui a craqué en révélant l’affaire. Voici le texte du commentaire (très soft) du reportage que vous pouvez voir en cliquant sur le lien "reportage".
| Dès lundi, en conférence de presse, une journaliste de l’agence spécialisée APM interroge la ministre de la Santé sur un cas probable de Guilain-Barré. Cette journaliste a été alertée le week-end précédent, par une source médicale. Roselyne Bachelot, dit ne pas être au courant. L’agence insiste, le lendemain, auprès du laboratoire et de l’agence française de sécurité sanitaire. Le directeur adjoint de la rédaction de l’agence APM précise : "les deux confirment l’existence de ce cas et donnent des informations complémentaires (...) On publie la dépêche mardi en fin de journée." Officiellement, le gouvernement découvre ce cas mardi, mais toujours aucun communiqué officiel. Jeudi, (12 novembre) toujours rien, Roselyne Bachelot préfère se faire vacciner devant les caméras. La presse prépare des reportages sur ce cas suspect, notamment pour les "20 heures". Et, finalement, à 19H42, le ministère envoie, enfin, un communiqué. Il lui a fallu 48 heures ! Alors on nous explique avoir attendu le rapport hebdomadaire de Pharmaco-vigilance. Le directeur adjoint d’APM : "l’Afssaps met sur son site Internet un bilan hebdomadaire de Pharmaco vigilance, ce qui est quand même assez extraordinaire puisque que ce n’est qu’avec ce produit qu’on connait ce niveau de surveillance." Le ministère ne fait donc pas preuve de manque de transparence mais il joue avec le feu : attendre 48 heures, alors que le syndrome de Guillain-Barré est l’argument numéro 1 des anti-vaccinations, c’est prendre le risque d’être accusé d’opacité. |
Jean-Yves CREVEL - Reproduction libre en citant la source et le lien
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