RETOUR AU FLASH---

30.08.2010

C'est la rentrée... Blue monday

Blue Monday… Rien de tel que quelques bons vieux rocks de Fats Domino pour l’éclairer cette rentrée…

Blue_Monday-756139.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=a3041kBbxGM

AP659~Fats-Domino-Posters.jpg

I’m ready

http://www.youtube.com/watch?v=L2eZZBMt1CQ

fats.jpg

Ain t That A Shame

http://video.voila.fr/video/iLyROoafY__k.html

61Eccdjd9zL.jpg

I’m walking

http://www.youtube.com/watch?v=oOR1OkwiBCY

!571231_Fats_Domino_1957_Jamboree_02.jpg

Jambalaya

http://www.youtube.com/watch?v=kTmgVyznNic

Fats+Domino+FatsDomino.jpg

Blueberry hill

http://www.youtube.com/watch?v=_k8zqoBbW-s

 

2w679kg.jpg

My blue heaven

http://www.youtube.com/watch?v=qdSU-LxwfgE

fats-domino_qtaaepjx_dcx_full.jpg

My girl Josephine

http://www.youtube.com/watch?v=y7Ze99Pp4jA&feature=re...

02.05.2010

Abbey Lincoln

Tu ne peux pas perdre quelque chose si elle t’appartient. Garde les mains ouvertes, et laisse passer le soleil à travers tes doigts... Donne ton amour, vis ta vie. Abbey Lincoln…

 

 http://www.youtube.com/watch?v=j2OO3vuk3r4

00731452738226_S.jpg

I think about the life I live
A figure made of clay
And think about the things I lost
The things I gave away

 

And when I'm in a certain mood
I search the house and look
One night I found these magic words
In a magic book

 

Throw It Away

Throw It Away
Give your love, live your life
Each and every day

 

And keep your hand wide open
Let the sun shine through
'Cause you can never lose a thing
If it belongs to you

 

There's a hand to rock the cradle
And a hand to help us stand
With a gentle kind of motion
As it moves across the land

 

And the hand's unclenched and open
Gifts of life and love it brings
So keep your hand wide open
If you're needing anything

 

Throw It Away

Throw It Away
Give your love, live your life
Each and every day

 

And keep your hand wide open
Let the sun shine through
Cause you can never lose a thing
If it belongs to you

 

Throw It Away

Throw It Away

Give your love, live your life

Each and every day

 

And keep your hand wide open

Let the sun shine through

'Cause you can never lose a thing

If it belongs to you

 

'Cause you can never lose a thing

If it belongs to you

You can never ever lose a thing

If it belongs to you

You can never ever lose a thing

If it belongs to you

You can never ever lose a thing

If it belongs to you

 

Aga Zaryan

AGA%20ZARYAN%20LOOKING.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=6LB6f8z_cpY&feature=re...

 

Laika

laika-fatien.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=eDD1o5wl_2o&feature=re...

 

Lezlie Harrison

2535081306_4d59d5938e.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=kGJ0oRqQwWw

11.04.2010

Les jap's attaquent la salsa

Malheur de moi qui ne connaissais pas l’Orquestra Del Luz, la flamboyante salsa du japon. France O passait ce soir un concert fantastique.

 

Ma voisine Mademoiselle Internet me donne quelques bribes. C’est déjà bien, mais le concert de ce soir était encore dix fois au dessus. Les programmes de France O sont illisibles. Le samedi soir, on y trouve ce qu’il se fait de mieux, et souvent les programmes repassent. Viva la Salsa Caliente del Japon

 

http://www.youtube.com/watch?v=0qGGbAmIYz8&feature=re...

 

http://www.youtube.com/watch?v=ekC7jnKR_7g

http://www.youtube.com/watch?v=vVOBv9eBF8Q&feature=re...

 

http://www.youtube.com/watch?v=QWK2ljHHvVg&feature=re...

 

http://www.youtube.com/watch?v=dvF5amY3Wc4&feature=re...

 

http://www.youtube.com/watch?v=hltBN-U1MY0&feature=re...

 

http://www.youtube.com/watch?v=WOa6xgN-XhM

 

http://www.youtube.com/watch?v=bq5sw4ZR8_Y&feature=re...

 

Avec Tito Puente

 

http://www.youtube.com/watch?v=qD5XTJDiL1U&feature=re...

 

Et Nora, l’incroyable chanteuse qui nous dit « Aligato ». Aligato à toi, Nora, et tu reviens quand tu veux :)

 

Orquesta_De_La_Luz-La_Aventura-Frontal.jpg
Mais quelle identité nationale ?

13.03.2010

Tu ne m’as jamais quitté

Chaque jour que Dieu me donne
Soirs d'hiver matins d'été
Au printemps ou en automne
Tu ne m'as jamais quitté
A travers d'autres amours
C'est toujours toi que je fuis
Je n'ai plus assez de jours
Je n'ai plus assez de nuits
Pour pouvoir t'oublier mon amour

Et dans la vie je m'aperçois
Que tout m'est inconnu
Je ne sais rien qu'à travers toi
Mais ma vie continue
Les gens me parlent et je souris
Je ris même aux éclats
Je leur dis non
Je leur dis oui
Mais au fond de moi

Chaque jour que Dieu me donne
Soirs d'hiver matins d'été
Au printemps ou en automne
Tu ne m'as jamais quitté
A travers d'autres amours
C'est toujours toi que je fuis
Je n'ai plus assez de jours
Je n'ai plus assez de nuits
Pour pouvoir t'oublier mon amour

h-20-1193344-1210808858.jpg

28.03.2009

Orelsan : Le retour des rats

censure.jpgSacrés censeurs, sacrés farceurs. Toujours les mêmes ficelles de ringards. Oh l’abominable Orelsan qui dit ce qu’il ne faut pas dire. Qu’on parle crument des misères cachées, non, vraiment c’est impossible.

 

Préparons une grande brochette pour aligner tous ces censeurs. Comme poisson pilote, Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité qui trouve ainsi une occasion de faire parler d’elle, alors que bêtement je la croyais entrain de s’occuper des 80 000 chômeurs de février. Vient ensuite Christine Pimprenelle Albanel qui se dit « choquée et même révoltée » par cette chanson : « Une apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d'une cruauté inouïe. La liberté d'expression s'arrête où commencent l'incitation à la violence et la manifestation de la haine la plus nauséabonde. »  

 

Et suivent notre vaillant Papy Parti Socialiste (PPS), qui après l’ébouriffant succès de son printemps des libertés, appelle à la censure, la toujours fringante  Marie-George Buffet, et en embuscade Ni Putes Ni Soumises : « Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule censure de la chanson 'Sale pute'. Nous demandons instamment à Orelsan de présenter des excuses publiques au plus vite et appelons au boycott du Printemps de Bourges si cet artiste est encore programmé ». Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, alors qu’une séance de flagellation publique serait du meilleur effet ? gotpandapolicelinedonotbb7.jpg

 

L’objet de cette soudaine poussée de fièvre est une chanson d’Orelsan qui date de 2007. Deux ans pour remonter au cerveau de ces ramollis du bulbe, c’est un délai normal.

 

Alors, qu’en est-il de ce péril social, à savoir cette chanson « Sale pute » ? C’est l’histoire d’un mec, un sale mec, planté par sa copine, qui pète les plombs et lui voue une rouste. Un secret : c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une telle chose arrive.

 

« T'es juste bonne à te faire péter le rectum

« J'te déteste, j'veux qu'tu crèves lentement

« On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée

« Tu n'es juste qu'une truie, tu mérites ta place à l'abattoir.

 

Ciseaux%20XIXeme%201.jpgPoursuivons dans l’aseptisation de la pensée. J’imaginais au minimum un joli bras d’honneur d’Orelsan et de sa maison de disques, 3ème Bureau (Wagram). Les deux se couchent ! « Comme toute création artistique, aussi violente soit elle, cette narration ne peut et ne doit pas être sortie de son contexte. En aucun cas Orelsan ne se pose en agresseur de la gent féminine ». Et la nouille Orselan qui présente ses excuses… Dans la foulée, les organisateurs du printemps de Bourges s’engagent à ce que « Sale Pute » ne soit pas chanté par Orelsan lors de son passage sur scène.

 

Alors, remettons un peu d’ordre au pays de la censure métabolisée. 

 

Que le texte d’Orelsan, un cri de brute, soit nul et affligeant, il n’y a pas de doute. Après, c’est à lui d’assumer.

 

Qu’on n’aime pas ce texte, et qu’on veuille le dézinguer : allez-y les amis, foncez ! Toute critique est salutaire. Et que les meilleurs arguments gagnent !

Christine Pimprenelle Albanel estime qu’il y incitation à la violence ? Qu’elle saisisse vite la justice, et qu’un juge indépendant et impartial se prononce, au nom de la loi.

Le public méprise le texte et l’auteur ? Il se casse et achète un coffret de Francis Cabrel ! censure.gif

Mais cette nuée de mouches qui s’abat sur le bonheur de la censure, ça, c’est vraiment indécent. Orelsan est impardonnable : il a dit avec vérité le moteur des violences faites aux femmes. Dire la vérité : impensable mon ami ! Pour parler, il faut le Code social. Utiliser des mots violents pour parler de la violence : inimaginable. Dire ce qui se passe dans la tête d’un mec qui part en vrille : insupportable.

Les censeurs ne changeront jamais. Cette internationale du crétinisme ressort toujours les mêmes balourds, depuis plus de 2 000 ans. Alors, un peu de lecture ? Tiens, n’allons pas chercher loin : deux articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

Article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. »

censored.jpgArticle 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas prévus par la loi. »

Donc, c’est assez simple. La censure, c’est interdire par a priori. La liberté, c’est s'exprimer, et en répondre devant l'opinion et, le cas échéant, devant les tribunaux. Et la Cour Européenne des Droits de l’Homme rappelle depuis l’arrêt Handyside de 1976, que la liberté d'expression « vaut non seulement pour les "informations" ou "idées" accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l'Etat ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture, sans lesquels il n'est pas de société démocratique ».

Alors, à tous ceux qui s’égosillent sur le cas Orelsan, je leur déconseille fortement d'entrer dans une libraire digne de ce nom. Ils risqueraient de trouver les écrits de Sade, dans cette insensée collection La Pléiade de Gallimard. Mais aussi, ils y verraient toutes les œuvres, dont celles de Baudelaire et Flaubert, qui aujourd'hui sont des classiques, mais qui ont commencé leur carrière avec les cris effarouchés des censeurs.

Orelsan n’a pas ce talent ? Certes, et pas ce courage non plus. Mais ce n’est pas le problème. Sa faute, c’est d'avoir dit la vérité. C’est ça qui est insupportable à ces esprits fatigués.

Lorsqu’il y a quelques mois un député avait assassiné sa femme, parce qu’elle avait rompu, avant de se suicider, l’Assemblée nationale lui avait rend hommage par une minute de silence, debout en séance. Là, ce n'était pas une chanson. Je n’avais pas entendu tous ces cris outragés…

115523-004-FA619CA3.jpg

Le Marquis de Sade en prison

12.11.2008

Myriam Makeba: Les droits de l'homme se cassent la voix

Un bras d’honneur aux crapules de la mafia : Myriam Makeba a réussi sa sortie. Un infarctus sur scène ce 9 novembre, à l’issue d’un concert donné en soutien à Roberto Saviano, l’auteur du best-seller Gomorra, menacé de mort par la mafia. Un concert devant mille personnes à Castel Volturno près de Naples, l’un des fiefs de la Camorra, où encore six immigrés africains et un Italien ont été abattus en septembre dernier.

makeba-2-artikel-410.jpgAdieu à « Mama Africa » qui nous quitte à 76 ans. On en aurait bien repris encore une tranche, même s’il reste les CD et YouTube.

Myriam Makeba… ah mais quelle vie ! Né par chance, contre l’avis des médecins, elle perd sa mère très jeune, se fait remarquer par son extraordinaire voix alors qu’elle n’a pas dix ans, et atteint la gloire à vint ans avec le groupe sud-africain The Manhattan Brothers. En 1959, elle part aux Etats-Unis, côtoie, histoires d’amour aidant les militants des Black Panthers. La musique, les amours et le militantisme. Elle flingue le régime raciste d’apartheid devant l’ONU en 1963, et pour cet acte de courage se trouve déchue de la nationalité. En 1969, elle épouse Stokely Carmichael, l’un des chefs des Black Panthers, et s’engage dans la défense des droits civiques. La justice américaine lui pourrit la vie, et elle doit s’installer en Guinée. C’est le temps de la gloire musicale, de cette voix qui dit l’Afrique et vous noue les tripes. Puis à nouveau le retrait, les difficultés financières les plus aigues, qui la jettent dans la marginalité. En 1990, elle acquiert la nationalité française, vive la France. C’est aussi l’époque aussi où Neslon Mandela, enfin libre, la convainc de rentrer au pays.

Qu’est-ce qui compte dans la vie ? Quels sont instants qui donne le sentiment de valoir une éternité ? J’imagine Mama Africa après 30 ans d’exil, tant de choses vécues, qui respire à nouveau l’air de son pays, et dont les pieds de femme vont fouler le sol qui a vu sa naissance.

Si je dis que Myriam Makeba a été une grande voix des droits de l’homme, c’est simplement parce que j’ai toujours tendance à les idéaliser, ces fameux droits de l’homme. Les idéaliser car, pour que ça marche, ils doivent avoir tous les goûts de la vie. Etre profonds, authentiques, vécus, dramatiques et joyeux. Et franchement, écoutez Myriam Makeba chanter a capella vous sentez tout ça. Et en plus, c'est l’Afrique. Pas le jazz, ni la soul, le rhythm’n’blues, ni la world music : l’Afrique.

GEJJNCAT3UYS4CA6Y0OYOCAGX6UL9CA17Q0QQCAPNBKQFCA2C48HPCAWE3PCYCADKPTK2CAYB9LOHCAE9TIVSCASSM13KCA43ZEVPCA2TUD24CAPOPXABCA95QUOUCA8NL40ICABDBQG2CAEJ60FA.jpg

05.04.2008

Karajan s'est nourri du nazisme

Karajan s’est nourri du nazisme. Il en reste empêtré. Sa carrière n’aurait pas été la même sans le nazisme. C’est un fait, et cela n’empêche pas d’écouter ses disques.

Le critique britannique de l'Evening Standard Norman Lebrecht, l’a qualifié de nazi impénitent, dénonçant « les poses de spiritualité simulée, le commercialisme rampant, la culture rétrograde et la nullité morale». Voyons voir.

 

C’est en 1935 que l’ambitieux Herbert a adhéré au Parti nazi, et il en resta membre jusqu’à la fin, en 1945. Dans la main de ces manipulateurs criminels, il ne maîtrisait pas grand-chose, mais tout de même suffisamment pour assoir sa carrière sur l’élimination des autres, frappés par le gouvernement ou fuyant à l’étranger. Le grand Herbert, qui laissa après sa mort, une fortune de 500 millions de dollars essentiellement planquée au Liechtenstein, n’était pas indifférent à la défense de ses intérêts.

 

Les aventures d’Herbert, l’icône de Deutsche Grammophon, chez les nazis sont désormais bien connues, même si le chef s’orchestre, qui aimait tant les médias, se montrait discret sur le sujet. En gros, Karajan était le pion de Goebbels, alors que Goering jouait la carte Furtwängler, lequel détestait Karajan, et l’appelait « le petit K ». Mais Hitler le trouvait fantasque, et avait une préférence pour Furtwängler. Et lorsqu’en 1942, Herbert épousa la chanteuse Anita Gutermann, qui avait du sang juif, cela chagrina le Führer, et la carrière d’Herbert patina quelque peu. Trafics d’influence et coups bas en tous genre.

 

Karajan, à la demande d’Hitler, fit la tournée des popotes, je veux dire des capitales gagnées par les soldats nazis : Amsterdam, Copenhague, Bucarest… A noter la belle prestation du maestro, dirigeant en 1941 à l’Opéra de Paris, Tristan und Isolde, avec la soprano française Germaine Lubin dans le rôle d'Isolde. Et Alfred Cortot faisait antichambre à Vichy. Grande compagnie que les gens de culture.

Karajan nazi ? Il fallut en 1945 deux ans pour conduire son procès en dénazification, avant de tourner la page. Légalement. Car Karajan n’a jamais exprimé de regret, n’a jamais rien dit sur la Shoah, et des musiciens tels qu’Isaac Stern ou Itzhak Perlman ont toujours refusé de le côtoyer. Ce silence sur 10 années noires, qui sont au cœur de sa carrière, pèse plus encore que les années elles-mêmes.

 

Le choix de Karajan était moins d’adhésion que de carrière. Mais tout de même… quelle responsabilité ! Pour les nazis, le projet culturel était au cœur des ambitions politiques. Il en était la légitimation : il existait une culture allemande, car il existait un peuple allemand. C’était une vision profondément nationaliste de la culture, comme élément d’identification du peuple allemand mythique, celui qui était destiné à dominer l’Europe et le monde. Pour le ministre de la propagande et de l’information, Joseph Goebbels, un artiste servile et intéressé comme Karajan, c’était du pain béni. La culture était une compétence du ministère de la propagande, détail qui ne pouvait échapper à personne. Et « le petit K » devint une pièce du dispositif, alors que dès 1933, des artistes étaient bannis, condamnés ou devaient prendre la fuite. Alors que dès 1933, avaient eu lieu les grands autodafés de milliers de livres jugés subversifs.

 

Ces choix n’étaient pas obligés. Tiens, deux contemporains, devenus Prix Nobel de la Paix.

 

Willy Brandt, né en 1913, quitta l’Allemagne en 1933, pour rejoindre la Norvège, et fut arrêté mais non reconnu lorsque les Allemands envahirent la Norvège. Le 7 décembre 1970, devenu chancelier, il s’agenouillait devant le monument commémorant le soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943, demandant pardon au nom du peuple allemand pour les horreurs commises.

 

Carl von Ossietzky, né à Hambourg en 1889, éditeur du journal La Scène Mondiale, avait déjà gouté de la prison pour avoir dénoncé le réarmement allemand dès 1931. A son arrivée au pouvoir en 1933, Hitler le fit interner dans le camp de concentration  de Papenbourg.  En 1936, le prix Nobel de la Paix lui fut discerné, mais Hitler l’empêcha de se rendre en Norvège. Car von Ossietzky quitta ce camp en mai 1938, pour être transporté çà l’hôpital et mourir de la tuberculose qu’il avait contractée.

18.03.2008

Nicolas Princen: Flic sur web

Nicolas Princen: Flic sur web. Après la déculottée des municipales, parfumée d’une crise financière et économique qui nous promet un plan de rigueur, Nicolas Sarkozy organise sa réconciliation avec l’opinion par un joli flicage du web. Mes chers amis, sourions nous sommes surveillés. Hier a été recruté par notre bien aimé président, qui est très gentil, le jeune Nicolas Princen, chargé de la veille Internet pour l'Elysée. Nous avions un adorable Nicolas : en voici deux pour le prix d’un ! La mission de Nicolas 2 : surveiller ce qui dit sur Nicolas 1. Mais Nicolas 1 est vraiment trop gentil : il nous dit qu’il n’y aura pas de sanction ! Nous voici surveillés, juste pour le plaisir. Nicolas 1 et Nicolas  2 nous appliquent adorablement les principes de la rétention de sûreté : un petit contrôle à vie pour surveiller la récidive.

 

 

Voilà, c’est la liberté sauce Sarkozy. Bien sûr, ce n’est pas le Tibet ! Mais, aujourd’hui n’est plus exactement comme hier. Un Internet trop libre, ça n’est pas tendance. Nous voici sous contrôle. A l’attention de Nicolas 2, une petite remarque amicale pour Nicolas 1° : pendant ces premiers mois de mandat, peut-être est-ce toi qui ne t’es pas assez contrôlé.